Grand A le mag - Juin 2018

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Entretien avec Sabine Sirugue, chargée d’études territoires / habitat à l’Agence d’urbanisme, Bruno Magnier, directeur de l'urbanisme et de l'aménagement à Grenoble-Alpes Métropole et Philippe Fages, directeur de l’EPFL du Dauphiné ©EPFL.D

Paroles de Bruno Magnier

Sur le territoire métropolitain, on consomme près de 600 hectares en 10 ans, soit l’équivalent d’une commune. Les logements individuels représentent 22 % de l’habitat et 70 % de la consommation foncière de la métropole.

Lorsqu’un terrain passe d’espace naturel à constructible, dans certains points de la métropole, son prix peut être multiplié jusqu’à 700. C’est difficile pour un maire de résister à cela.

Paroles de François Molard

La règle ne fait pas tout, les objectifs fixés dans le PLUi ne permettront pas de résoudre tous les problèmes (par exemple, du foncier aménagé disponible en plein cœur de la ville mais sans marché immobilier). Il faut se doter de tout un panel d’interventions conjuguant outils fonciers et réglementaires.

Paroles de Philippe Fages

Le modèle acquisition / démolition / reconstruction, principalement utilisé par l’EPFL.D ces dernières années doit évoluer vers des solutions de réhabilitation et d’économie du foncier, notamment sur le territoire de la métropole grenobloise.

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L’alliance stratégique de l’Agence et de l’EPFL du Dauphiné

La stratégie foncière est le soubassement des politiques territoriales et de la planification. Au regard de leurs compétences mutuelles et des enjeux pour les territoires, l’association de l’Établissement public foncier du Dauphiné (EPFL.D) et de l’Agence est facteur de performance. C’est pourquoi, à l’heure d’établir son 4e programme pluriannuel d’intervention (PPI) pour la période 2017-2021, l’EPFL a sollicité l’Agence, qui a en particulier pris en main le volet territorial du document.


« L’objectif était de cibler les axes d’intervention stratégiques de l’EPFL.D en regard des orientations politiques des territoires, afin de mieux chaîner la stratégie et l’action foncières », explique Sabine Sirugue, chef de projet, qui travaille actuellement à la mise en œuvre de ce PPI auprès de l’Établissement public (formalisation des conventions-cadres avec les intercommunalités membres).


Le sujet du foncier, à l’heure de l’élaboration du PLUi métropolitain, est évidemment très central. Une raison pour laquelle le réseau des opérateurs foncier organisait un colloque national à Grenoble le 12 avril 2018 sur La stratégie foncière du PLUi, ses méthodes et applications.

L’Agence est intervenue à cette occasion pour présenter l’exemple de l’action foncière orientée post-PLUi sur le territoire métropolitain, et le rôle de l’EPFL du Dauphiné au service de ce projet de territoire aux côtés de Grenoble-Alpes Métropole.
En effet, le territoire métropolitain (qui englobe des communes de tailles très variées, en plaine et en montagne) est très contraint par sa géographie : rareté foncière, présence de risques majeurs (inondations notamment), fin des grandes réserves foncières, etc. C’est pourquoi les politiques métropolitaines encouragent la transition vers un modèle très économe de l’espace qui fait le pari de « refaire la ville sur la ville ». En ce sens, l’expérience du PLUi est essentielle et la mise en place d’une politique foncière éminemment stratégique.


Intervenants : B. Magnier et F. Molard (Grenoble-Alpes Métropole), S. Sirugue (Agence d'urbanisme région grenobloise), P. Fages (EPFL du Dauphiné)


L’Agence est à la fois maître d’œuvre du PLH et du PLUi métropolitain, qu’elle réalise en coproduction avec les services de la Métropole sur le volet foncier, entre autres, de ces deux documents. Elle a travaillé sur la caractérisation du foncier avec les élus du territoire, mais aussi sur le renouvellement urbain et l’évolution des tissus bâtis. Le PLH a fixé des ambitions sur l’habitat, le SDEE sur l’économie, et le PADD du PLUi sur l’ensemble des champs du foncier. Évidemment, le cumul des projets dans des délais plus que serrés ne joue pas en faveur de l’approfondissement et contraint à s’adapter, en se réajustant aux nouveaux éléments de connaissance (par exemple les cartes de risques qui ne sont arrivées qu’au mois de janvier 2018). En deuxième partie du colloque, François Molard (Grenoble-Alpes Métropole), et Philippes Fages (EPFL du Dauphiné) ont détaillé les actions d’intervention foncière mises en place.


entretien avec Sabine Sirugue, Philippe Fages et Bruno Magnier paroles de Bruno Magnier paroles de François Molard paroles de Philippe Fages

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