Grand A le mag - 4 : Décembre 2019

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Nouveaux usages, innovations en chantier

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    L’e-santé, vers l’accès aux soins pour tous ?

    À quoi correspond l’e-santé ? Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’e-santé représente « l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour la santé ». Elle fait référence à l’ensemble des dispositifs numériques en lien avec la santé mis en place et faisant l’objet de politiques publiques : les Systèmes d’informations de santé (SIS), la télémédecine, la santé mobile. Les objectifs de l’e-santé sont multiples : amélioration de la qualité des soins prodigués, économies financières et amélioration de l’accès aux soins pour tous.


    L’e-santé existe depuis le début des années 2000. Pourtant, ce n’est que depuis un an que l’on commence à voir concrètement des projets se développer dans les territoires français. Les barrières à sa mise en œuvre sont multiples : freins politiques, freins financiers, freins juridiques, temps de montage des projets, temps d’expérimentation. Cela n’empêche pas l’e-santé de se faire progressivement une place en France.


    L’e-santé, une solution miracle aux déserts médicaux ?


    L’e-santé n’a pas vocation à être le remède miracle aux déserts médicaux. Ce n’est qu’un objectif parmi d’autres. L’inégalité numérique des territoires et le décalage entre les pratiques des usagers et les pratiques de la télémédecine rendent complexe sa mise en œuvre dans les zones rurales et vieillissantes. Les technologies n’existent que dans l’usage. Or, cet usage est actuellement limité en France.

    Les pouvoirs publics misent davantage sur le repeuplement des professionnels de santé dans ces zones. Parmi les solutions pour encourager les professionnels à s’installer dans ces territoires, on retrouve les Maisons de santé pluridisciplinaire (MSP), ainsi que les dispositifs d’incitation financière tels que les bourses d’études ou les aides financières à l’installation.

    Des projets de télémédecine voient néanmoins le jour dans les territoires en pénurie de professionnels de santé, avec l’installation de cabines e-santé. À Roanne, dans la Loire, une cabine de télémédecine a été installée dans une pharmacie mutualiste il y a quelques années. Cette cabine permet aux patients de faire eux-mêmes un diagnostic de routine (poids, tension, pouls, rythme cardiaque et plus encore), tout en restant accompagnés par un médecin. Après plusieurs mois d’expérimentation et des retours positifs, une autre cabine sera installée dans une zone rurale, sans praticiens, pour offrir un meilleur accès aux soins aux populations dans les déserts médicaux.


    L’e-santé au secours des populations vulnérables

    L’e-santé peut être une solution pour que certaines populations vulnérables comme les étudiants, accèdent aux soins. Selon une enquête de la LMDE datant de 2015, la santé des étudiants se dégrade : addiction aux drogues, dépression et stress, mauvaise alimentation, mauvaise connaissance du système de santé, renoncement aux soins par manque de moyens financiers. Ainsi, des idées commencent à émerger pour faciliter leur accès aux soins et parmi elles, la mise en place de cabines de télémédecine dans les campus universitaires.


    Le renouvellement des générations contribuera probablement au développement de l’usage et de la pratique de l’e-santé dans les prochaines années. Les nouvelles générations de professionnels de santé et de patients ayant grandi avec le déploiement des technologies s’empareront plus facilement de l’e-santé et pourront ainsi contribuer à son développement.

    Aujourd’hui, il est impossible de connaître l’ampleur réelle de l’e-santé et de ses bénéfices : elle en est à ses prémices. En France, nous sommes encore loin d’un système de santé connecté mais son évolution vers le numérique est inéluctable.


    à lire : les Français et la Télémédecine
  • Agnès Delarue

    Le monde de la mobilité s’empare de la boîte à outils numérique : l’exemple du Pass’Mobilité métropolitain

    Digitaliser : vers une mobilité partagée ?

    Votre assistant mobilité est-il déjà dans votre poche ? Itinéraires, horaires, titres de transport : le numérique se substitue progressivement aux plans du réseau, fiches horaires et cartes de bus ou de tramway. En offrant de davantage de possibilités : l’accès à de nouveaux services, à un territoire élargi, et l’accompagnement individualisé au changement de comportement.


    Le monde de la mobilité s’empare de la boîte à outils numérique

    La dématérialisation de l’information et de la commercialisation des services de mobilité est engagée sur le territoire de la Métropole grenobloise. Elle se concrétise par un accès à l’information multimodale en ligne avec l’appli Métromobilité, un achat de titres de transport sur l’appli Tag&Pass et l’hébergement du titre unitaire sur smartphone. Le monde de la mobilité s’empare de la boîte à outils numérique, et de nouveaux acteurs se positionnent sur le marché de la mobilité servicielle : opérateurs de transport en commun, de covoiturage, voire des opérateurs de vente en ligne. Les évolutions en cours sont prises en compte dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilité (LOM) qui règlementera les conditions d’accès aux données de mobilité publiques et privées.


    Le numérique : levier des politiques publiques de mobilité

    Sur le territoire, les collectivités se saisissent des nouveaux outils en tant que leviers pour atteindre leurs objectifs en matière de politique de mobilité, en termes de diminution des kilomètres parcourus et des émissions de gaz à effets de serre. Le projet de Maas (Mobility as a service), ou mobilité servicielle, constitue l’une des actions centrales du PDU de la Métropole grenobloise. La future appli Pass’Mobilité, développée par le SMTC et la Métropole donnera accès au bouquet de services de mobilité, offrant l’ensemble des alternatives à l’usage de la voiture particulière : transports en commun, voiture partagée, vélo, stationnement en ouvrage.


    L’appli Pass’Mobilité : des mobilités alternatives très simples d’accès

    À partir de l’appli, il sera possible de rechercher son itinéraire, d’obtenir des propositions de trajets multimodales, et d’acheter le service de mobilité souhaité. L’utilisateur pourra également créer son compte mobilité, intégrant l’ensemble des services auxquels il est inscrit, ainsi qu’un suivi de ses consommations et une facturation mensuelle.


    Pour l’heure, un processus d’élaboration du projet de service a été engagé, avec des spécialistes du marketing et en s’appuyant sur des analyses d’usages menées avec des usagers et non usagers des services de mobilité. Conçu pour orienter l’automobiliste vers des formes de mobilités alternatives, le Pass’Mobilité a pour ambition d’en rendre l’accès aussi simple que celui de la voiture particulière. En complément de la plateforme numérique, la dimension d’accompagnement humain sera prise en compte. Ce dernier sera assuré à travers l’évolution des agences de mobilité et de la plateforme d’appel téléphonique, pour apporter le même niveau de service que sur l’appli et développer le conseil individualisé.


    Une co-construction avec les acteurs locaux

    Parce qu’il s’agit d’outils émergents, le SMTC et la Métropole font appel à des industriels pour réaliser les développements. La dimension innovation est prise en compte à travers un contrat de partenariat d’innovation qui permet de mener une phase de Recherche & Développement avec un ou plusieurs industriels, et de décider, au terme de cette première phase, d’engager les développements pour déployer les services numériques. Une phase d’expérimentation avec des bêta testeurs est prévue dès l’automne 2019, dans la perspective d’un déploiement en septembre 2020.


    Enfin, la dernière condition de réussite est la mobilisation des différents opérateurs de mobilité pour créer des interfaces entre leur système d’information et celui du Pass’Mobilité, tout en s’accordant sur les conditions de commercialisation, de service après-vente…

    à lire : Avec le MaaS, la mobilité, c’est dans la poche
  • Le numérique citoyen expérimenté par la coop La péniche

    Entretien avec

    Sylvain Bouchard, chef de projet web et data, La Turbine.coop Grenoble



    Les communs numériques, grâce à la contribution massive des citoyens, sont d’une fiabilité vraiment intéressante. Ils amènent des outils qui ne sont pas la propriété d’une stratégie commerciale ou d’un État.
    Si on veut démocratiser, déconcentrer l’outil numérique, il faut de l’accompagnement.

    pour aller plus loin : consulter le site de Grenoble Civic Lab
  • French Tech in the Alps, accélérateur de l'entreprenariat numérique

    Entretien avec

    Émilie Rondet, déléguée générale et Mathilde Gandon, responsable administrative et financière et cheffe de projet chez French Tech in the Alps - Grenoble



    "Dans beaucoup de nos projets, on essaie de lier les besoins économiques des entreprises et l’utilité sociale. On regarde quels sont les trous dans la raquette sur le territoire, qu’est-ce qui fait qu’une start-up a du mal à se créer, à se développer ? On essaie de trouver des solutions à leurs problèmes."


    Pour aller plus loin : consulter le site de Transfo et de la French Tech

  • L'association Rézine, se connecter autrement

    Entretien avec

    Valérian et Léon, membres du Conseil d'administration de Rézine



    « Dés lors qu'on dit aux gens : "nous on fabrique un bout d’Internet", ça devient une question politique. »

    pour aller plus loin : consulter le site de Rézine, un internet qui envoie du bois

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