Grand A le mag - 6 : Juin 2023

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Les mots de la vi(ll)e de demain

Les experts, les universitaires, la presse, en raffolent, de ces mots et concepts qui s’inventent et se réinventent pour traduire le prisme de la transformation de nos vi(ll)es. « Ainsi les mots, assemblés ressemblent à un guide d’une ville imaginaire dont on ne posséderait pas la carte. » Alexandre Chemetoff

  • Acceptabilité

    « Assentiment de la population à un projet ou à une décision résultant du jugement collectif que ce projet ou cette décision est supérieur aux alternatives connues, incluant le statu quo. »


    Source : Corinne Gendron


    « L’acceptabilité sociale » est devenue une sorte de mantra, qui revient sans cesse dans le débat public. Or, comme tous les mots-valises, il recouvre des questions très diverses qu’il finit par faire oublier, réduisant la décision à un positionnement binaire entre « pour » et « contre ».
    Prenons le cas, exemplaire, de l’éolien. La taille des mâts, leur emprise au sol, le mode de gouvernance des parcs ou leur niveau de retombées économiques locales peuvent avoir une grande incidence sur la réception des projets. Rester dans le « pour » ou « contre », c’est se priver d’une multitude de leviers qui peuvent non seulement permettre de réaliser les projets, mais aussi de les optimiser, du point de vue de leur utilité sociale (…)
    Pour ne pas remplacer une simplification par une autre, nous proposons de substituer à « acceptabilité sociale » le triptyque « désirabilité, faisabilité et conditions de réalisation ». Ensemble, ces trois mots renvoient à un champ très ouvert, incluant les valeurs et les intérêts, les contraintes individuelles et collectives ou encore les facteurs pouvant conduire à une meilleure adéquation des projets à la société. »


    Source : Ademe Magazine, Décryptage

  • Architecture « météorologique »

    « L’architecture est en première ligne pour se battre contre le réchauffement climatique : les bâtiments sont responsables de 39 % des émissions mondiales de CO2, contre 23 % pour les transports, majoritairement par les voitures, dont 2 % pour l’avion. En arrêtant d’émettre du CO2 dans les bâtiments, on réduirait d’un tiers les émissions de gaz à effet de serre. L’architecture de demain doit fonctionner sans dégagement de CO2.
    Pourquoi ne pas utiliser des moyens climatiques ? De là mon intérêt pour les phénomènes tels que la convection, la conduction, l’évaporation, la pression, ou encore l’émissivité (radiation d’infrarouges par les éléments de construction) ou l’effusivité (rapidité de l’échange thermique) qui relèvent de la physique des matériaux. Je peux dessiner un plan de bâtiment ou de ville reposant sur la convection, à partir d’une étude des vents et des déplacements de chaleur. L’architecture météorologique est un retour vers des principes météorologiques, climatiques et physiques qui réorganisent les moyens du design.


    Source : Philippe Rahm, architecte

  • Biophilique (ville)

    Appliqué au secteur du bâtiment, ce terme fait référence à une conception architecturale favorisant une reconnexion avec notre environnement naturel. Certains osent le terme architecture biophilique. Autrement dit, il s’agit de repenser notre habitat pour y intégrer des éléments naturels, ou tout du moins qui évoquent la nature. Lien matériel avec celle-ci, variabilité thermique, lumière diffuse… plusieurs modèles de conception biophilique ouvrent la voie aux dernières tendances dans le bâtiment, que ce soit la conception bioclimatique ou le bâtiment frugal, pour n’en citer que deux.


    Source : www.chantiersmagazine.ch

  • Deep tech

    Les deep tech sont des jeunes entreprises innovantes (start-up) qui développent des solutions de rupture reposant sur de la recherche avancée et des technologies de pointe. Le LIV, Lab ‘’in vivo’’ de villes vivantes propose 4 innovations deep tech pour « un urbanisme qui change la donne » : Bimby, Bamba, Bunti, Bramble.


    Source : https://www.vivantes.fr

  • Démarketing territorial

    Le démarketing territorial consiste ainsi à communiquer sur des informations basées sur le réel plutôt que de mettre en avant l'aspect idyllique d'un lieu. Objectif : éviter un afflux touristique incontrôlé qui risquerait de mettre en péril le territoire.
    Confronté à un record de fréquentation à l'été 2020, le parc national des Calanques de Marseille a ainsi abordé la saison touristique 2021 avec une campagne de démarketing, visant à expliquer l'expérience réelle que va trouver le visiteur, via des témoignages d'autres touristes, comprenant aussi des informations pour préparer sa visite (stationnement, absence de point d'eau, de toilettes, de commerces ou de poubelles).


    Source : www.banquedesterritoires.fr

  • Coût résidentiel

    Le coût résidentiel, notion creusée depuis une vingtaine d’années avec des approches économiques, puis des travaux sur la précarité énergétique, favorise une approche territoriale systémique de la vie des ménages, associant logement et mobilités. Afin de pouvoir mesurer à la fois les dépenses liées au logement et à la mobilité pour un ménage donné, le projet de Recherche COUT-RES s’est adossé au renouvellement de l’Enquête mobilité par le Cerema. Un module expérimental sur le coût résidentiel a été introduit dans l’enquête avec des questions sur le logement ; les territoires grenoblois et clermontois se sont proposés pour le tester. Aujourd’hui l’équipe de chercheurs suit les enquêtes en cours (EMC2 Clermont-Ferrand) et exploite les données (EMC2 grande région grenobloise, accompagnée par l’Agence).


    Source : www.aurg.fr

  • Exposome

    « Savez-vous que vous possédez un exposome ? Il correspond à l’ensemble des expositions environnementales auxquelles vous êtes soumis tout au long de votre vie, via votre alimentation, l’air que vous respirez, les rayonnements qui vous bombardent, vos comportements, votre environnement sonore, psychoaffectif ou encore socioéconomique… Comme votre génome, il influence votre santé, et pas qu’un peu. »


    Source : www.inserm.fr


    L’exposome est « La totalité des expositions auxquelles un individu est exposé de la conception à la mort (environnement chimique, microbiologique, physique, récréatif, médicamenteux, style de vie, alimentation, infections). »


    Source : Dr Christopher Wild, épidémiologiste, Carnets de sciences CNRS Automne-hiver 2022

  • Friche

    La loi Climat et résilience crée dans le code de l'urbanisme un nouvel article L.111-26 qui entend par "friche" tout bien ou droit immobilier, bâti ou non bâti, inutilisé et dont l’état, la configuration ou l’occupation totale ou partielle ne permet pas un réemploi sans un aménagement ou des travaux préalables.


    Source : www.aurg.fr

  • Green new deal de la construction

    Avec plus de 45 millions de tonnes de déchets par an, dont moins de la moitié sont revalorisés, le secteur du bâtiment est l’un des plus polluants. Face à l’urgence écologique, il est dans l’obligation de se réformer. Aujourd’hui, de nombreux acteurs cherchent à promouvoir le réemploi des matériaux de construction, que ce soit pour limiter la production de nouveaux déchets, préserver les ressources en sable, en eau et en minerais requises pour la fabrication du béton, du verre ou de l’acier, et plus largement pour anticiper le déclin des industries à haute intensité carbone et la reconversion des ouvriers, avec des emplois verts et non délocalisables.


    Source : metropolitiques.eu

  • Limites planétaires

    « Pour neuf grands processus impliqués dans le fonctionnement du « système Terre » (le climat, la biodiversité, les forêts, l’eau douce, l’acidification des océans, les cycles de l’azote et du phosphate, pollutions chimiques, les aérosols émis dans l’atmosphère, la couche d’ozone), les scientifiques définissent neuf limites. Franchir chaque limite augmente le risque de déstabiliser l’environnement planétaire de manière irréversible, avec des impacts majeurs pour les êtres vivants. Aujourd’hui, six limites planétaires sont dépassées. »


    Source : reporterre.net

  • Low tech

    La ville Low-Tech, c’est d’abord une démarche. Low-Tech, littéralement basse technologie (en opposition à l’ultra technologie, High Tech). C’est mettre en œuvre un nouveau modèle urbain. En faisant appel au recyclage. À l’innovation frugale. Aux circuits courts. Et l’adapter durablement à la transformation de la ville. C’est prendre en compte la transition écologique et respecter les principes de l’économie circulaire. C’est faire preuve d’agilité tout en étant dans la modernité.


    Source : www.radiofrance.fr

  • Quart d’heure (ville du)

    « Le concept de « ville du quart d’heure » propose d’améliorer notre qualité de vie au quotidien, de rendre tous les besoins essentiels accessibles à moins de quinze minutes. Tout faire à pied, est-ce l’horizon de la ville de demain ? »


    Source : cahier prospectif « Faire et vivre la ville de l’anthropocène – Transitions & Smart city » d’Egis, rédigé en partenariat avec Usbek & Rica

  • Renaturation

    Action de restauration des fonctionnalités écologiques et agronomiques d’un sol ayant pour effet de le transformer en sol non artificialisé.


    Source : www.aurg.fr


    « Il s'agit de rendre la vie plus attractive en milieu urbain, en y apportant de la nature et en favorisant la reconquête de la biodiversité. Pour y parvenir, les pistes de réflexion et d'action sont nombreuses et variées, allant de la « charge foncière verte », dispositif incitatif à l'égard des opérateurs développant des projets réduisant l'empreinte carbone, au mécénat en passant par le crowdfunding. »


    Source : www.lemoniteur.fr

  • Smart city

    « Le concept des smart cities ou villes intelligentes connaît un succès qui ne se dément pas. Mais qu’entendent exactement ses promoteurs par ce terme ? En théorie, la smart city, c’est le beurre et l’argent du beurre : une gestion plus efficiente et démocratique au bénéfice des usagers et de la collectivité. »


    Source : Smart city : les clés de la ville intelligente, La Gazette des communes, 11/04/2023

  • Solastalgie

    « Solastalgie est un terme inventé par le philosophe australien Glenn Albrecht : il désigne un sentiment de détresse et d'angoisse ressenti par certains individus face aux transformations (négatives) subies par l'environnement. Perçus comme inéluctables, les changements envisagés ici concernent bien évidemment l'environnement en lui-même, mais également les domaines de la santé, de l'économie et des modes de vie.
    La solastalgie – qui peut être rapprochée de l'éco-anxiété – résulte ainsi d'un regard pessimiste porté sur l'avenir, d'où la similitude structurelle de ce néologisme avec la nostalgie (ou le regret d'un passé nécessairement meilleur et idéalisé). »


    Source : www.novethic.fr

  • Solutions fondées sur la nature (SFN)

    Les Solutions fondées sur la Nature sont définies comme les actions visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés pour relever directement les défis de société de manière efficace et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité.


    Sources : UICN, 2016
    Les solutions fondées sur la nature (SFN) en montagne : de quoi s’agit-il ? Entretien avec Thomas Spiegelberger, directeur du Laboratoire des écosystèmes et sociétés en montagne (LESSEM)

  • Urbanophobie ou urbaphobie

    Littéralement : détestation de la ville et de la vie urbaine ; hostilité à l'égard de la ville par opposition à la campagne.

    La ville, la grande ville surtout, suscite de longue date de vives condamnations. Si la Révolution industrielle fournit encore une inépuisable matière première à la détestation urbaine, Babel ou la Rome décadente avaient déjà longtemps avant participé à la construction d'un imaginaire antiurbain occidental, que les plumes talentueuses de Rousseau, Spengler, Thoreau ont contribué à propager. Alors que la majorité de la population habite désormais dans les villes, les projections sur un avenir urbain radieux demeurent l'exception. » Joëlle Salomon Cavin, Bernard Marchand


    Source : Antiurbain - Origines et conséquences de l'urbanophobie -, Éd. PPUR, 2010

  • ZAN - Zéro artificialisation nette

    « C’est un objectif d'absence d'artificialisation nette des sols à horizon 2050 qui est décrit dans la loi n°2021-1104 du 22 août 2021. À l’heure du réchauffement climatique, l'objectif de Zéro artificialisation nette à l'horizon 2050 résonne pleinement. Les hectares qui auront été artificialisés à un endroit seront compensés par la remise en état naturel de surfaces actuellement construites, imperméabilisées. À l’heure du réchauffement climatique, l'objectif de Zéro artificialisation nette à l'horizon 2050 résonne pleinement. Les hectares qui auront été artificialisés à un endroit seront compensés par la remise en état naturel de surfaces actuellement construites, imperméabilisées. Ce changement de braquet dans l'aménagement du territoire vise à restaurer les continuités écologiques, limiter les risques d’inondations, protéger l’agriculture de proximité des villes (résilience alimentaire), favoriser la nature en ville (rafraîchissement face aux canicules)... »


    Source : www.aurg.fr
    Centre de ressources Parlon’ZAn

  • ZAB - Zéro artificialisation brute

    « Et si au lieu de cibler une ZAN, c’est une ZAB, une zéro artificialisation tout court qu’il fallait mettre en œuvre ? Et que celle-ci serait beaucoup plus simple à atteindre en s’autorisant à remettre en cause les « besoins » de construction ? Le développement urbain se fonderait sur un nouveau « contrat » : la protection de tous les sols, agricoles et non agricoles- y compris ceux déjà ouverts à l’urbanisation qui seraient considérés comme une ressource rare et non renouvelable, un « bien commun », préservés pour les générations futures […] ? Sans doute c’est un peu utopique pour l’instant et cela paraîtra à beaucoup dans les conditions actuelles, un peu trop… disruptif. »


    Source : La ville stationnaire. Comment mettre fin à l’étalement urbain ? Philippe Bihouix, Sophie Jeantet, Clémence de Selva, Éd. Actes Sud, septembre 2022

  • ZFE - Zone à faibles émissions

    « Plus de la moitié des Français (51 %) ne connaissaient pas la classification Crit’air de leur véhicule en octobre dernier. Pourtant, depuis le 1ᵉʳ janvier, 44 % d’entre eux sont concernés par les Zones à faibles émissions (ZFE), dont l’accès en voiture est conditionné à la présentation de cette certification. À l’horizon 2025, les ZFE seront instaurées progressivement dans 43 agglomérations françaises. »


    Source : reporterre.net

  • ZRR - Zones de revitalisation rurale

    « Créées par la loi d'Orientation pour l'Aménagement et le Développement du Territoire (LOADT) du 4 février 1995, les zones de revitalisation rurale visent à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales.
    Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent. L'objectif est de concentrer les mesures d'aide de l'État au bénéfice des entreprises créatrices d'emplois dans les zones rurales les moins peuplées et les plus touchées par le déclin démographique et économique. »


    Source : www.observatoire-des-territoires.gouv.fr

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